voyage au centre des fantasmes
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Dans cette église si austère et antédiluvienne, qu’elle ressemble au donjon qui emprisonne la belle au bois dormant et me donne la chair de poule, je m’avance à pas menus et comptés, en prenant garde de ne rien effaroucher sur mon passage. Aucune bigote ne me saute au visage (c’est hargneux la bigote), aucun bedeau ne me lance de cri lugubre (ah le cri du bedeau le soir au fond des bois, que c’est glaçant !)
Je pénètre à l’intérieur du confessionnal, petite armoire exigûe séparée en son milieu par un ventaux de bois grillagé.
L’odeur de l’encens flotte autour de nous et créer une atmosphère cotonneuse.
Le prêtre qui attend sagement la confession de ses ouailles, me fait signe de commencer.
Je baisse les yeux et regarde mes genoux, je commence à raconter d’une voix murmurante et brûlante.
« Que lui as tu dis ? »
Je lui ai dit que je perdais la tête, que j’étais littéralement possédée.
Que j’avais rencontré un homme au magnétisme animal, un ensorceleur de cœurs et de corps.
Que près de lui, je n’arrivais plus à contrôler mes pulsions, qu’il dirigeait et commandait mon cœur, que mon corps était son esclave et que j’adorais ça.
Je lui ai raconté comment, tu m’envoûtes de ton regard de braise, comment je me délecte de tes baisers passionnés. Je lui ai dit aussi que tu faisais palpiter tout mon être, d’un simple effleurement.
Je lui racontais qu’en ta présence, je me transformais en succube, avide de ta peau, de ta langue, de ton sexe.
Que ma tête et mon corps se consumaient de désir et d’amour pour toi.
D’ailleurs je commençais à haleter sans m’en rendre compte et tandis que je lui racontais nos ébats, ma main ne m’a laissé aucun répit.
D’abord ton souffle sur mes lèvres, ensuite tes mains qui glissent le long de mes reins jusque mes fesses et me rapprochent de ton corps brûlant, dans un mouvement sec de possession.
Et là tout bascule. Je vois tes lèvres entrouvertes sur une langue tendre et coquine et ma bouche qui s’avance pour cueillir un baiser, comme on cueille et goûte une cerise à même l’arbre.
Hmm tes baisers, m’enivrent de la façon la plus divine.
Mais très vite cela ne me suffit plus, je veux plus.
« Montre moi ce que tu faisais dans le confessionnal à mesure que tu expiais »
Mon regard est remonté de mes genoux tout le long du ventaux pour fixer à travers la résille les yeux troublés du prêtre, tandis que ma main souple et ondulante se glissait le long de mon corsage jusque mon ventre, pour atteindre mon sexe déjà moite de tant de souvenirs torrides.
Mes doigts se sont emparés de ma fente, ont glissé de bas en haut, titillant de ci de là ce qu’ils trouvaient sur leur passage, s’insinuant doucement au plus chaud et humide de mon intimité.
Mais je continuais à raconter, à lui dire que lorsque ton sexe est venu se coller à mon ventre, mes cuisses se sont ouvertes pour mieux t’envelopper et que mes hanches et mes reins ondulaient si bien, qu’ils ont fini par te happer à l’intérieur de moi.
Je lui ai dit aussi d’une voix vacillante sous les prémices d’un plaisir solitaire, que je raffolais de ta façon de me fesser, que cela faisait naître en moi le désir encore plus fort de t’appartenir.
Et rien qu’à cette pensée, mon bassin a glissé vers l’avant pour que ma main enfonce ses doigts un peu plus profondément, d’ailleurs un cri bref et rauque m’a échappé à cet instant.
J’ai très vite oublié mon interlocuteur et ai monologué encore sur notre amour.
Ma main quant à elle n’a pas oublié de continuer à me caresser.
Je lui ai dit que je te voulais partout à la fois, que j’aurais voulu être multiple, pour mieux t’aimer, te goûter, t’apprécier.
Je me suis souvenue comme on peut se souvenir d’un rêve, que je t’avais repoussé pour mieux venir te prendre dans ma bouche. Que je passais de longues minutes à caresser ton sexe avec ma langue et te massais les testicules tantôt de mes doigts, tantôt de mes lèvres, tandis que tu caressais mon entrecuisse.
Je lui ai dit que j’adorais me cambrer et venir m’empaler sur tes doigts et qu’à mesure, mes lèvres, et ma langue te léchaient, t’aspiraient, te suçaient encore plus intensément.
Je me suis remémorer ce moment ou ta semence à jailli au fond de ma gorge et ou ma langue est venue recueillir jusqu’à ta dernière goutte.
A cet instant je l’ai entendu pousser un long soupir d’aise teinté d’érotisme, alors que j’exultais dans un râle à peine audible le plaisir explosant de tant de souvenir ravivés.
Allongée sur le ventre, les mains ramenées sous le menton, les yeux clos, je m'abandonne entre tes mains expertes. Tu masse chaque muscle de mon dos, de mes jambes et passe tes doigts tout le long de mon corps.
Tu commence par mon cou dont tu dégages les cheveux épars. Tes doigts à la base de mon crâne, sur ma nuque opèrent un régulier mouvement délicieux qui me détend à tel point que mon cou semble ne plus supporter le poids des soucis.
Tu t’attaques maintenant à mon dos. Tu t’installe sur moi, à califourchon sur mes fesses. Un frisson de plaisir parcourre mon échine au gré de tes mouvements. Tes mains ont repris leur travail et me massent lentement chaque parcelle de peau, de muscle ... des ondes de plaisir parcours mon corps lorsque tu attaques la colonne vertébrale. Je me délecte de tes caresses et la pénombre ne fait que rajouter au climat torride qui règne dans la pièce.
Je gémis, terrassée par des pensées de plus en plus déstabilisantes, envahie par des troubles on ne peut plus lubriques. Je laisse échapper un soupir de contentement et d’envie et me caresse lascivement le cou.
Je jette un regard par-dessus mon épaule et aperçois tes yeux qui brillent à la lueur des bougies. Je voudrais t’embrasser, tellement tes lèvres appellent à la gourmandise.
Ton bassin glisse, passant de mes fesses vers mes jambes. Je sens ton pénis glisser à l'intérieur de la raie de mes fesses, puis les quitter pour se poser vers le haut de mes cuisses. Tes mains saisissent le rebondi de mes fesses pour les presser, les masser. Tu me masse les cuisses et descends pour te placer derrière moi : tu saisis la plante de mes pieds et fais passer tes pouces sur ma peau tiède. Je gémis de bonheur. Tu passe tes doigts entre mes orteils ... Je n'ai plus qu’une envie que cet instant magique ne finisse pas.
Je te veux et te désire tant, je murmure : viens…
Mais tu as déjà entrepris de masser mon intimité, je suis ouverte, indécente, prête à me faire posséder, je n’ai plus que cette idée en tête.
Dans un gémissement, je t’appelle : prends-moi…
Je me redresse et viens me serrer contre toi. Tu étais bien trop loin, je veux sentir ton parfum, humecter mes lèvres de ta sueur, goûter ta langue, effleurer ton torse, t’enserrer de mes cuisses, serrer tes fesses, caresser ton sexe.
Je te veux…
Debout l’un contre l’autre, tu m’appuies doucement contre le mur et caresse l’intérieur de mes cuisses, tu fais glisser tes lèvres de ma bouche à mon cou et attrape ma hanche pour que ma jambe vienne s’enrouler autour de toi.
Je suis cambrée et bascule mon sexe à la rencontre du tien, je n’en peux plus, je te désire…
Doucement tu viens en moi et je sens les ondes de plaisir se démultiplier dans mon ventre, investir chaque parcelle de mon corps. Mon ventre devient incontrôlable, crispé par les saccades qui me secouent tandis que je jouis. Le plaisir intense semble donner des coups de marteaux sur les parois de mon vagin.
Je te sens si près de moi, je voudrais te garder en moi infiniment, t’emprisonner et ne faire plus qu’un avec toi.
Au petit matin je me suis réveillée, tu dors à points fermés. Le jour encore pâle commence à poindre à travers les persiennes et je t’observe dans ton sommeil. Ta bouche ourlée, ta barbe naissante et sombre, tes yeux frangés de longs cils, tu me plait tant. Ta respiration douce et régulière fait monter et redescendre ta poitrine à un rythme lancinant. J’aimerai déposer un baiser sur tes lèvres, mais j’ai peur de te réveiller. Je me lève en glissant le long du lit pour te laisser à tes songes qui ont l’air merveilleux tant ton visage paraît paisible.
Il fait froid dans la maison, les enfants dorment paisiblement, je vais refermer doucement la porte de leur chambre.
Il est vraiment trop tôt… je décide de retourner me coucher et d’essayer de me rendormir un peu.
Je pénètre à nouveau dans notre chambre et me faufile sous la couette, ta chaleur m’enveloppe merveilleusement, je viens tendrement t’enlacer et coller mon ventre et ma poitrine contre tes fesses et ton dos. Je ne peux m’empêcher de déposer lentement, doucement un baiser sur ta nuque. Mes mains imperceptiblement effleurent la toison de ton torse, caressent tes tétons.
L’une d’elles glisse sur ta hanche, effleure ton pubis et pénètre entre tes cuisses toujours subtilement, lentement pour ne pas t’éveiller. Mes lèvres maintenant parcourent ton dos que je caresse de ma joue et de mes cheveux. Je descends un peu plus loin sous la couette et découvre la rondeur de tes fesses sous ma bouche et ma langue. Imperceptiblement tu détends ta position fœtale et bascule ton ventre vers mon visage. Je m’arrête quelques secondes de peur de t’avoir réveiller. Mais non, tu as toujours la même respiration, seul ton corps répond à mes désirs. J’avance ma main au-dessus de toi et viens déposer un baiser près de ton nombril, je descends en égrainer de multiples baisers sur ta peau douce et tiède. J’arrive du bout de la langue à titiller ton gland qui semble apprécier et se redresse lentement. Je décide de l’effleurer tout du long de mes lèvres et de mes doigts, je veux goûter tes bourses, le velouté de leur peau. Déjà ta respiration se fait plus profonde. A genoux entre tes cuisses ma bouche remonte tendrement vers ton sexe érigé. Mes mains caressent les tiennes, remontent le long de tes bras. Tu sembles à demi endormi, j’adore cette torpeur qui laisse ton esprit embrumé ne sachant ce qui est réel ou onirique. Ta queue est trop aguichante, je ne résiste pas et l’aspire doucement dans ma bouche. J’aime la tendreté de sa chair, le goût de ton désir sur le bord de ton gland. Ma tête commence ses va-et-vient le long de ton membre. Mes mains la rejoignent et l’accompagnent tantôt coulissant elles aussi tantôt caressant ton entre-cuisses et tes testicules. Tu t’es redressé et je t’entends marmonner mon prénom l’air surpris, je pose ma main sur ton cœur comme pour te dire je t’aime. Tu te laisses retomber dans les oreillers et aller à mes caresses. Ta main a rejoint la mienne sur ton cœur et glisse le long de mon bras, tu caresses ma tête et mon dos. J’ai tellement envie de toi…
Maintenant tes reins accompagnent mes mouvements qui se font plus appuyés et plus fougueux. J’aime entendre ton souffle et ta respiration saccadée. Ta main appuie plus fermement sur ma tête, tu tiens mes cheveux en poignée et imprime la cadence que tu souhaites à mes caresses, elle finit par redescendre vers mon sexe qui attend avidement tes caresses. Tu me fouilles de tes doigts, faisant éclore promptement et violemment le plaisir trop longtemps contenu. Je ne commande déjà plus à ma bouche qui t’aspire et te suce, ma tête tourne et mon esprit est emporté dans le tourbillon de notre plaisir. Tu t’immobilises et je plonge encore plus profondément ton sexe dans ma bouche, emprisonnant tes fesses entre mes deux mains crispées sur ta peau. Je t’entends gémir au fond de moi, secoué par quelques spasmes.
Je t’aime tant…
Il fait jour maintenant dans notre chambre, le soleil est levé et baigne de lumière notre lit défait où gisent nos deux corps enflammés.
Tu me tiens dans tes bras et contre toi je viens te murmurer tendrement « bonjour mon cœur, je t’aime »…



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