

Me voilà dans le train qui m’amène à toi.
Je t’ai demandé il y a 2 jours si tu avais envie qu’on se retrouve, sur un coup de tête j’ai pris un billet de train en direction de Paris.
Le voyage semble s’éterniser, il est heureusement ponctué de multiples sms qui me chantent l’impatience de nos retrouvailles.
Les autres, tous ces voyageurs qui m’entourent semblent maussades, ils ne comprennent pas la joie qui se lit sur mon visage. Comment le pourraient-ils d’ailleurs. Nous ne sommes que deux à connaître cette passion qui nous unie, à vouloir la vivre et la goûter chaque seconde. Nous sommes seuls au milieu de la foule indolente.
Le train s’arrête enfin dans cette gare sombres, aux odeurs de voyages.
Tu es là qui m’attend, qui scrute pour apercevoir ma silhouette. Je t’ai vu avant que tes yeux ne me découvrent et je me suis amusée à t’observer m’espérer.
Enfin nous pouvons nous toucher, tu me serres contre toi et mon cœur bat plus vite. Nous nous embrassons comme un couple longuement séparé et main dans la main partons vers le métro. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que les gens nous observent. Grimpés dans la rame de métro, nous nous mettons face à face et sur les sièges à coté de nous un couple en fait de même. Tu me tiens les mains et nos yeux se parlent comme ils savent si bien le faire. Le couple à côté de nous à l’air de nous envier notre complicité quasi fusionnelle. Et puis d’un coup tu t’aperçois qu'étourdies l’un par l’autre nous nous sommes trompés de direction.
En riant nous sortons pour repartir dans l’autre sens, de toute façon chaque direction en ta compagnie me semble le plus merveilleux des chemins.
Arrivés à l’hôtel qui doit abriter notre amour, tu m’agrippes vers toi pour m’embrasser plus passionnément. Je sens que je vais succomber mais je préfère faire durer le jeu. Je m’empresse d’aller dans la salle de bain pour me rafraîchir.
Tandis que je me déshabille, tu te glisses malicieusement derrière moi et entreprend de faire courir tes mains sur ma peau nue. Que tes mains sont habiles ce soir, comme elles vagabondent bien sur moi, j’en ai des frissons. En voici une qui s’attarde sur mon sein et titille le téton et une autre plus coquine qui caresse mes fesses et s’insinue doucement entre mes cuisses.
J’ai bien envie de te laisser jouer avec mon corps encore longtemps, mais j’ai encore plus envie de me retourner pour t’embrasser et caresser ton dos. Comme je voudrais être deux à ce moment, une que tu caresse et une autre qui t’enlace. Mon corps commence à se tortiller sous tes caresses et le désir enfle dans mon ventre. Nous sommes face au miroir de la salle de bain et je peux voir tes yeux qui brillent comme deux étoiles au firmament. Je noie mes sens dans ce ciel d’un vert sombre et mon souffle se met à faire n’importe quoi.
Tes mains qui ont compris leur pouvoir depuis longtemps, abusent nettement de la situation. Elles me font me cambrer et érigent la pointe de mes seins. Tes doigts effleurent mes lèvres et je ne suis plus qu’un animal docile que tu domines. Je colle mes fesses contre tes hanches et je commence à onduler doucement à la cadence d’une vague qui s’enroule au bord de la plage. Non arrête, ma tête bourdonne et le feu envahit mes entrailles. Je veux que tu viennes en moi maintenant, que tu prennes ce que tu viens de faire éclore au creux de mon ventre. Je veux nous voir nous unir dans ce miroir impudique, je veux te sentir au fond de moi. Je viens me frotter contre ton pubis et appelle silencieusement ton intimité. Je ne suis plus maîtresse de rien, ni de mes pensées qui se sont envolées très loin tout la haut, ni de mes hanches qui continuent leurs mouvements d’avant en arrière avec une belle impudeur. Je t’aime tant à cet instant, ta bouche que j’aperçois dans la glace me subjugue et je ne peux détacher mon regard de tes lèvres. Je voudrais que tu me fasses l’amour sauvagement, approche, approche-toi encore plus près, plus avant. Assez de caresses, agrippe-moi, serre-moi fort, imprime tes doigts dans ma chair, j’étais chatte, me voilà redevenue femelle. Je suis complètement à toi, si tu me laissais maintenant je me consumerais sous le feu que tu fais naître en moi. Doucement lentement tu es venue en moi. Enfin je te sens, c’est comme un soulagement, mais cela m’embrase encore plus. Ta main se crispe sur mes cheveux et l’autre fanatique sur mon clitoris, je suis absolument abandonnée à ta possession, je ne désire que toi et je te veux passionnément. C’est une danse que nos deux corps exécutent et qui me transporte dans de lointaines contrées.
Mais je n’en peux plus de cette cadence un peu trop sage, mon corps vibre et se déchaîne, je t’aspire en moi, j’ondule et me cabre. Je sais que bientôt toi non plus tu ne pourras plus te retenir. J’ouvre les yeux, je ne veux pas perdre une miette de ton plaisir. Je veux voir tes prunelles se troubler et s’assombrirent. Je me sens défaillir.
Un simple baiser et voici que la pièce tournoie autour de nous. J’ai l’impression de n’être plus qu’un ventre, un sexe et le plaisir remonte de façon fulgurante le long de ma moelle épinière.
Je ne sais plus si j’ai crié, je n’étais plus qu’un instrument de musique que tu as su faire vibrer d’une mélodie onirique presque magique.
Mais la nuit ne faisait que commencer……



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