

Ce soir la fatigue m’envahie dans sa lourde torpeur. Mon corps ne rêve que de rejoindre le moelleux matelas et la douceur des draps.
Allongée, je lutte pour terminer de lire ce chapitre qui m’intéresse tant.
Tout devient cotonneux autour de moi, les bruits de la maison semblent être filtrés, c’est étrange cette sensation de ne déjà plus appartenir au présent et de flotter sur un nuage.
Tu arrives près de moi sans bruit, tu ne veux pas me réveiller. D’ailleurs j’ai fermé les yeux, je ne te vois pas, mais je ressens ta présence. Ton corps ferme et tiède se glisse contre le mien, nos peaux s’embrassent et se retrouvent avec plaisir. Je sens ton odeur tout près de moi, instinctivement je me retourne pour mieux m’enfouir contre toi, tu m’as manqué toute la journée. Tes mains caressent doucement mon visage, mes lèvres, mes épaules, mes reins, s’attardent sur mes fesses. C’est délicieux de se laisser aller à tes caresses.
J’ai envie de toi, mais la fatigue est beaucoup plus forte. Tu utilises ma léthargie, pour explorer ma peau cm par cm. Mes rêves s’imprègnent de toi, de mon désir qui monte sourdement. Tes doigts caressent ma poitrine, descendent sur mon ventre et mes cuisses, puis remontent vers l’intérieur. Cette intimité, chaude et palpitante, qui déjà te réclame.
Tu embrasses mes lèvres doucement, mon cou, tu descends lentement. Le voile du sommeil m’enveloppe de son brouillard et toi tu fais naître en moi des instincts de femelle.
Je sens ta langue chaude et humide qui glisse et fouille mon sexe. Dans mon sommeil, je soupire mon plaisir naissant. Tes lèvres relaient ta langue, tes doigts sont de la partie aussi, je devrais dire plutôt de la partition. C’est une musique langoureuse, une ode à l’amour que tu joues en moi. Mes hanches avancent sur ton visage, je voudrais que tu m’aggripes.
Je me réveille doucement, tendrement et ton étreinte se fait plus ferme.
Je murmure ton prénom, je te guide jusque mes lèvres, je voudrais t’embrasser et sentir ton sexe gonflé de désir contre mon ventre.
J’ai une folle envie de te sentir en moi, je suis encore étourdie de sommeil et de volupté. Je suis toute à toi, abandonnée totalement. Je t’aime.
Viens cueillir ce que tu as semé, prends-moi enfin et je t’assure que je te ferais partager mon rêve à l’érotisme torride. Et après, après que nos corps, nos âmes se soient mêlés et emmêlés, se soient parlés et follement aimés, après je me blottirais contre toi. Dans un dernier souffle je te dirais je t'aime et je sombrerais à nouveau dans le sommeil en tenant ta main.



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