fantasmes vécus ou oniriques

Au petit matin je me suis réveillée, tu dors à points fermés. Le jour encore pâle commence à poindre à travers les persiennes et je t’observe dans ton sommeil. Ta bouche ourlée, ta barbe naissante et sombre, tes yeux frangés de longs cils, tu me plait tant. Ta respiration douce et régulière fait monter et redescendre ta poitrine à un rythme lancinant. J’aimerai déposer un baiser sur tes lèvres, mais j’ai peur de te réveiller. Je me lève en glissant le long du lit pour te laisser à tes songes qui ont l’air merveilleux tant ton visage paraît paisible.

Il fait froid dans la maison, les enfants dorment paisiblement, je vais refermer doucement la porte de leur chambre.

Il est vraiment trop tôt… je décide de retourner me coucher et d’essayer de me rendormir un peu.

Je pénètre à nouveau dans notre chambre et me faufile sous la couette, ta chaleur m’enveloppe merveilleusement, je viens tendrement t’enlacer et coller mon ventre et ma poitrine contre tes fesses et ton dos. Je ne peux m’empêcher de déposer lentement, doucement un baiser sur ta nuque. Mes mains imperceptiblement effleurent la toison de ton torse, caressent tes tétons.

L’une d’elles glisse sur ta hanche, effleure ton pubis et pénètre entre tes cuisses toujours subtilement, lentement pour ne pas t’éveiller. Mes lèvres maintenant parcourent ton dos que je caresse de ma joue et de mes cheveux. Je descends un peu plus loin sous la couette et découvre la rondeur de tes fesses sous ma bouche et ma langue. Imperceptiblement tu détends ta position fœtale et bascule ton ventre vers mon visage. Je m’arrête quelques secondes de peur de t’avoir réveiller. Mais non, tu as toujours la même respiration, seul ton corps répond à mes désirs. J’avance ma main au-dessus de toi et viens déposer un baiser près de ton nombril, je descends en égrainer de multiples baisers sur ta peau douce et tiède. J’arrive du bout de la langue à titiller ton gland qui semble apprécier et se redresse lentement.  Je décide de l’effleurer tout du long de mes lèvres et de mes doigts, je veux goûter tes bourses, le velouté de leur peau. Déjà ta respiration se fait plus profonde. A genoux entre tes cuisses ma bouche remonte tendrement vers ton sexe érigé. Mes mains caressent les tiennes, remontent le long de tes bras. Tu sembles à demi endormi, j’adore cette torpeur qui laisse ton esprit embrumé ne sachant ce qui est réel ou onirique. Ta queue est trop aguichante, je ne résiste pas et l’aspire doucement dans ma bouche. J’aime la tendreté de sa chair, le goût de ton désir sur le bord de ton gland. Ma tête commence ses va-et-vient le long de ton membre. Mes mains la rejoignent et l’accompagnent tantôt coulissant elles aussi tantôt caressant ton entre-cuisses et tes testicules. Tu t’es redressé et je t’entends marmonner mon prénom l’air surpris, je pose ma main sur ton cœur comme pour te dire je t’aime. Tu te laisses retomber dans les oreillers et aller à mes caresses. Ta main a rejoint la mienne sur ton cœur et glisse le long de mon bras, tu caresses ma tête et mon dos. J’ai tellement envie de toi…

Maintenant tes reins accompagnent mes mouvements qui se font plus appuyés et plus fougueux. J’aime entendre ton souffle et ta respiration saccadée. Ta main appuie plus fermement sur ma tête, tu tiens mes cheveux en poignée et imprime la cadence que tu souhaites à mes caresses, elle finit par redescendre vers mon sexe qui attend avidement tes caresses. Tu me fouilles de tes doigts, faisant éclore promptement et violemment le plaisir trop longtemps contenu. Je ne commande déjà plus à ma bouche qui t’aspire et te suce, ma tête tourne et mon esprit est emporté dans le tourbillon de notre plaisir. Tu t’immobilises et je plonge encore plus profondément ton sexe dans ma bouche, emprisonnant tes fesses entre mes deux mains crispées sur ta peau. Je t’entends gémir au fond de moi, secoué par quelques spasmes. 

Je t’aime tant…

Il fait jour maintenant dans notre chambre, le soleil est levé et baigne de lumière notre lit défait où gisent nos deux corps enflammés.

Tu me tiens dans tes bras et contre toi je viens te murmurer tendrement « bonjour mon cœur, je t’aime »… 

Mar 25 oct 2005 Aucun commentaire