fantasmes vécus ou oniriques

extrait du roman Brûlure

"Je n’aime pas les femmes. Je n’ai pas envie de leurs fesses, de leurs seins, de leur chatte. Le sourire d’une femme ne m’a jamais appelé dans un lit. Aucun regard bordé de mascara ne m’a séduite. Daniela est belle. Je trouve belle une jaguar aux lignes équilibrées, un setter aux yeux tendres, la panthère de Cartier en pendentif… c’est une approche esthétique, peut-être sensuelle, mais absolument pas sexuelle. Le fantasme lesbien m’est étranger. Spontanément, je n’ai pas cette envie-là. Mais quand c’est toi qui me tiens, qui m’allumes, qui écartes mes jambes afin qu’elle y boive, qu’elle fouille et qu’elle explore, je me sens excitée comme jamais. J’apprécie la nouveauté : des boucles de cheveux qui caressent l’intérieur de mes cuisses, de longs ongles peints qui se plantent à la base de mon cul comme les griffes d’un chat quand il ronronne. Elle a la langue ronde, plate, large et les doigts fins, souples, pointus. Elle joue du piano sur mon ventre et j’aime son concerto, je vibre, allegro, presto, vivace !

 

 

 

Tu n’as rien à faire qu’à me garder entre tes bras, assis dans mon dos, ton bâton ardent écrasé – tendrement- au creux de mes reins tandis que Daniela lèche, sue, mouille, titille en salivant, en geignant, en se masturbant avec enthousiasme. Nous partageons le même spectacle et je ne peux m’empêcher de penser avec un soupçon de vengeance que tu n’étais peut-être pas la plus grande ambition de Daniela ! pour autant que je puisse en juger, j’ai entre les jambes une femme à femmes, une gouine experte et convaincue, j’oserais presque dire convaincante…

 

 

 

Quand elle me prend en ciseaux, deux doigts dans chaque orifice et le pouce emmêlé avec sa langue sur mon bouton rose, je me tords de plaisir, tes bras accrochés à mes seins. Tes phalanges jalouses pincent mes aréoles avec une violence qui m’envoie des décharges électriques. Mon corps ploie, se creuse, se tend comme un arc. Je serre les cuisses sur le visage de Daniela, sur cet étrange plaisir dispensé par des lèvres et des mains de femme. Je m’étonne finalement : cette extase-là n’est pas si différente de celle que tu m’offres, mon Amant !

 

 

 

Tu passes ta main sous moi, tu tires sur les doigts de Daniela : tu veux participer à la fête, tu te contorsionnes, tu tentes de glisser ton sexe entre mes fesses. Belle joueuse, Daniela te guide. Je sens ta bite roide, raide, sans pitié. Heureusement que ma chevalière guide ton épée de sa langue de velours. Tu enfiles l’étroit fourreau. Je n’ai jamais autant apprécié que tu me rendes visite par l’escalier de service : Daniela occupe l’entrée principale de toute sa fougue. Elle amplifie ses mouvements, elle t’en fait profiter aussi. Qu’elle te lèche les couilles ne me gêne nullement : j’en récolte les bénéfices, je te sens durcir encore…

 

 

 

Tu calques ton mouvement sur le sien, vaste, lent, profond. Je vois s’ouvrir les portes du paradis ! tout devient orange, flamboyant, éblouissant. Ah ! j’éclate, je crie, je hurle… Et vous n’arrêtez pas. Et ça continue. Le plaisir court partout dans mon corps. Il m’envahit, il descend jusqu’au bout de mes orteils, il explose dans mon ventre, dans me tête. Je suis une boule de feu !"

Dim 23 oct 2005 Aucun commentaire